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Chauny

 lieu:
Maison des associations
32 bd Gambetta 02300 CHAUNY

dates:
2eme mardi du mois de 10h00 à 16h00
permanence juridique

3eme samedi du mois de 10h00 à 12h00 


contact: Jean PERROT               au 03 23 38 00 91
               Jean-Pierre LE GOFF   au 03 23 39 25 74

AG du 25 mars 2017

 
Jean Perrot, Lila Mehadjri et Fatima Djaiz ont répondu aux questions des adhérents.
Jean Perrot, Lila Mehadjri et Fatima Djaiz ont répondu aux questions des adhérents.

Un moment d’échanges des plus riches. Ce samedi, en concluant l’assemblée générale de la section du Pays chaunois de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (FNATH), Jean Perrot, son président, également secrétaire générale du groupement Chemin vert depuis peu, s’est félicité des débats, parfois vifs, qui ont ponctué la réunion. Des inquiétudes adressées aux responsables du groupe parisien (rue du Chemin vert) qui englobe l’Ile-de-France, l’Eure-et-Loire et depuis un an la Picardie. Et ceci afin de comprendre les raisons des délais très longs pour faire aboutir les dossiers et obtenir des décisions de justice. «  Dans l’Aisne, il y a un an, voire deux ans pour passer au tribunal des affaires de sécurité sociale. Il faut parfois 18 mois, rien que pour obtenir un numéro de dossier  », a expliqué Lila Mehadjri, responsable administrative et assistante juridique.

Ensuite, la charge de travail est lourde. Et d’ajouter : «  On ne part pas du bureau avant 20 heures. On essaie de faire le maximum  », en reconnaissant toutefois qu’il était plus difficile de venir plaider dans l’Aisne. Et cela de par l’éloignement et les frais occasionnés. Face à un sentiment d’iniquité entre les adhérents parisiens et les Chaunois, et plus largement axonais, Natacha Munoz, conseillère municipale de Tergnier et Catherine Gaudefroy, adjointe au maire de Chauny (Affaires sociales), sont montés au créneau. «  Les personnes elles-mêmes sont dans la difficulté, quelque part il y a la une priorité  », a rappelé l’élue chaunoise, regrettant la disparition des services de proximité.

Trois ans d’attente

Pour Jean-Luc, 49 ans, de Tergnier, chauffeur routier écrasé par un contrepoids de grue en 2010, qui a eu «  trois arrêts cardiaques  », puis après de rééducation, le temps est long. Depuis novembre 2013, il attend une réponse du tribunal du contentieux et de l’incapacité (Amiens).

Pour trouver un premier contact, des permanences sont assurées Chauny, Tergnier… et aussi des moments de convivialité.

À Paris, avec deux juristes, un élève avocat et un stagiaire, il y a un manque criant de moyens. «  Nous avons eu énormément de décès d’adhérents. Il y a quelques années, nous étions à 10 000, et maintenant nous sommes à peine à 3 000. Nous n’arrivons plus à fidéliser. On a du mal. On survit. On essaie de faire le maximum pour vous aider  », a indiqué Fatima Djaiz, directrice du Chemin vert.

«  Il faut adhérer et rester adhérent  », a martelé, Jean-Pierre Legoff, vice-président de la section locale.

Ensuite, l’individualisme et le manque de reconnaissance plombent aussi la structure. Au bout des affaires, lorsque des dommages sont obtenus, 60 000, 140 000 euros, les dons sont maigres, «  20 euros  », «  une bouteille de vin  », se désespèrent les responsables. Pour autant la dynamique associative se maintient toujours dans l’Aisne avec six sections (3 dans la Somme, 0 dans l’Oise).

 

Permanences à Chauny, maison des associations, le 2e mardi du mois, de 10 à 16 h (juridique) et le 3e samedi, aux mêmes heures. Permanences à Tergnier, le 1er samedi de 10 à 16 h. Contact 03 23 38 00 91.

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