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Comité interministériel du handicap et Semaine européenne pour l’emploi des travailleurs handicapés. Des attentes fortes des personnes en situation de handicap

Lundi 16 novembre marque la tenue du CIH (Comité Interministériel du Handicap) et le lancement de la SEEPH (Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées).

L’occasion pour la FNATH de rappeler plusieurs de ses revendications et de tirer la sonnette d’alarme sur les difficultés rencontrées en matière d’emploi et de maintien dans l’emploi par les personnes en situation du handicap renforcées par la crise sanitaire.


Rapprochement de Pôle emploi et de Cap emploi :

La FNATH demande que l’offre de service proposée aux entreprises en direction des publics en situation de handicap soit présentée au plus vite car cet accompagnement est primordial.

Aide à l’embauche de 4000€ :

La FNATH regrette que cette aide ait été mise en place pour les travailleurs handicapés avec du retard. Elle demande, en outre, que la mesure soit prolongée au-delà du 28 février 2021 comme prévu initialement afin de permettre aux employeurs de se saisir pleinement de la mesure.

Télétravail :

La FNATH demande que le patronat et les syndicats engagent et aboutissent le plus rapidement possible des négociations en prenant dès à présent en compte l’aménagement des situations de télétravail pour les personnes en situation du handicap afin qu’ils ne soient pas encore les grands « ignorés » de la crise.

Licenciements pour inaptitude :

Le trop grand nombre de licenciement pour inaptitude nécessite d’autant plus dans le contexte actuel que tous les moyens soient mis en œuvre pour maintenir les travailleurs devenus handicapés dans leur emploi. La FNATH demande à ce que soient systématisées les visites de pré reprise. Une meilleure coordination des signalements vers les Cap emploi doit être mise en place pour accompagner les travailleurs handicapés et les entreprises

Il est urgent qu’à minima ces mesures soient mises rapidement en place afin que les chiffres du chômage des personnes en situation de handicap, masqués aujourd’hui par le chômage partiel ne se révèlent pas catastrophiques à la fin de la crise sanitaire.

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75ème anniversaire de la sécurité sociale. La FNATH pessimiste sur le devenir de notre protection sociale



A l’occasion du 75ème anniversaire de la sécurité sociale, la crise révèle l’extrême fragilité d’un modèle et de ses fondamentaux sur lesquels la FNATH alerte l’opinion publique.


Les chiffres sont connus et restent vertigineux avec un déficit du régime général de la sécurité sociale et du fonds de solidarité vieillesse (FSV) à 44,4 Md€ en fin d’année, et un solde de la branche Maladie déficitaire de 29,8Md€ en 2020.

Pour la FNATH, c’est d’abord le constat de l’extrême fragilité du financement de l’assurance maladie directement et immédiatement asservi à la masse salariale et à l’activité économique et qui implique une réflexion sur l’avenir du financement de la protection sociale.

C’est ensuite un choix idéologique du gouvernement – comme ceux qui l’ont précédé – de faire porter à l’assurance maladie une part importante des conséquences de la crise sanitaire.

En réalité, depuis des années, la sécurité sociale – et la branche maladie notamment – sont mises à contribution soit pour financer des dépenses qui ne sont pas dans ses missions premières, soit pour répondre aux crises économiques et sociales du moment – les mesures sociales prises durant la crise sociale des « gilets jaunes » en constituent une parfaite illustration.

Ces choix politiques obèrent aujourd’hui l’avenir même de notre protection sociale.

L’annexe B du PLFSS pour 2021 ne dit pas autre chose en concluant « En termes de recettes, aucune hausse d’impôts ou de cotisations n’étant prévue, la branche maladie resterait déficitaire de plus de 17 Md€ en 2024, ce qui pose la question de soutenabilité des dépenses et la stratégie de restauration d’une trajectoire de retour à l’équilibre ».

C’est à l’aune de cette réalité que les réformes initiées aujourd’hui – y compris la création de la « branche autonomie » – doivent être appréciées.

S’il faut se réjouir de la « première pierre » posée pour la cinquième branche « autonomie », la réponse aujourd’hui donnée reste bien éloignée des espoirs suscités par les annonces gouvernementales et, pire, des besoins des populations handicapées et en perte d’autonomie. Le domicile, pièce maitresse en ce domaine, reste « le grand oublié » alors qu’il a prouvé son caractère incontournable depuis le début de la crise sanitaire. De plus, on ne dispose encore d’aucune visibilité sur le calendrier effectif de la future loi « autonomie ».

Pour la FNATH, sans une réelle volonté du Gouvernement de réorganiser le financement de la protection sociale pour revenir à ses fondamentaux, c’est un anniversaire qui peut sonner le glas de notre système de protection sociale à la française.

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Lire
 AUSSI : LA SÉCURITÉ SOCIALE A 75 ANS : UN ÂGE FRAGILE
Alors qu’une cinquième branche de la Sécurité sociale est créée, notre système de protection sociale frise l’insoutenabilité financière. Une maison commune, oui, mais une maison commune fissurée. 

Décret maladie professionnelle covid-19. Un marché de dupe


« Une reconnaissance systématique » …. « Quel qu’en soit le coût »…..
Force est de constater qu’on très loin des espoirs suscités par ces déclarations.

LES OUBLIES : les travailleurs et bénévoles de la première heure qui ont assuré les services du quotidien pour permettre à la population de vivre confinés dans de bonnes conditions, et bien souvent sans protection faute d’approvisionnement. Ils se contenteront des applaudissements !!

LES DECUS ET LES EXCLUS : la majorité des bénéficiaires potentiels
  • L’obligation du passage par une oxygénothérapie exclut de fait tous les travailleurs contaminées qui ont subi un traitement différent
  • La limitation à un traitement de ventilation exclut de fait tous les travailleurs présentant d’autres troubles (perte de goût, d’odorat, troubles psychiques, cardiaques, rénaux, …..) qui sont pourtant très invalidants
  • Les restrictions imposées dans ce tableau par le délai de 14 jours interdit toute prise en charge d’évolution ultérieure
  • Selon les régimes de protection sociale, des indemnisations différentes et surtout incomplètes seront servies selon qu’il s’agit d’un agent de la fonction hospitalière ou d’un salarié du privé (clinique, intérimaire,…)
Pour la FNATH, il faut faire le constat d’une déception de plus et d’un éloignement supplémentaire du citoyen, de l’assuré social, du travailleur face à une politique spectacle qui pense se suffire par des effets d’annonces à répétition.

La FNATH est au côté des victimes pour faire valoir leurs droits légitimes.

Devant cette rupture manifeste d’égalité entre les victimes, la FNATH étudie les voies d’un recours contre ce texte.


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COVID-19 ET MALADIE PROFESSIONNELLE : LA PEAU DE CHAGRIN
Le décret indiquant dans quelles conditions -restrictives- le covid-19 peut être reconnu en maladie professionnelle, vient de paraître ! –

A lire sur : a-part-entiere.fr


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